• LIEGE- St-Barthélemy-Expo Jean Del Cour

       Il y a toujours de l'émotion quand on retrouve une d'œuvre d'art qu'on croyait perdue. Je l'ai vécue en direct, à Liège vendredi. Une statue de la Vierge à l'Enfant par Jean Del Cour , propriété d'un collectionneur privé, intégrait ce matin la belle exposition  dans l'Eglise Saint -Barthélemy.

       La mission photographique de l'IRPA (Institut Royal du Patrimoine Artistique dont le siège est dans le Parc du Cinquantenaire) s'est immédiatement mise au travail. La statue, dont on connaissait seulement une vieille photo heureusement conservée au Musée Curtius,  a été identifiée grâce à un appel public lancé par l'auteur du catalogue de  l'exposition : Michel Lefftz. Un collectionneur s'est manifesté : il avait acheté la statue dans les années soixante, sans être certain qu'il s'agissait d'une œuvre de Del Cour.

       Jean Del Cour est un des plus grands sculpteurs de l'époque baroque, né à Liège en 1631.  Elève du maître italien Le Bernin, il est l'auteur des « Trois Grâces » surmontant le Perron liégeois mais aussi de dizaines de statues de la Vierge, de Saints  ou des anges aux silhouettes androgynes enveloppées de drapés qu'on croirait mis en mouvement par le souffle de l'Esprit....

       Une exposition à voir dans la Collégiale Saint Barthélemy, elle -même témoin de l'architecture  romane de style rhéno-mosan et qui abrite une des sept merveilles de Belgique : les Fonts baptismaux en bronze d'une seule pièce du 12ème siècle.

     

    LIEGE, Collégiale Saint-Barthélemy, jusqu'au 3 février  

    Du lundi au samedi de 10h à 17h. Dimanche de 13h à 17h.

  • EXPO: BRUXELLES,UNE VILLE ET SES HABITANTS

        « Bruxelles a bien changé, ras le bol des gros chantiers... » En visitant l'expo qui se tient dans la mezzanine des Halles Saint-Géry, on se rend compte que ce refrain a été chanté par toutes les générations de Bruxellois. Des photos frappantes confrontent la réalité des années septante à celle d'aujourd'hui. Des vues comme peuvent en avoir les oiseaux. On reconnaît chaque maison, chaque îlot comme personne ne peut le voir mais seulement le ressentir dans sa manière de vivre la ville. Apparaît alors la trame de la ville.

        Depuis trente ans, les vides ont été creusés et  remplis. Le plus spectaculaire est le quartier européen et la couverture du chemin de fer autour de l'ancienne gare du Quartier Léopold.

    Les tableaux explicatifs et les cartes  sont  austères (beaucoup d'information en petits caractères) mais très instructifs. C'est l'histoire de la ville qui défile et s'explique.

        Le langage de l'exposition est politiquement très correct. Dans les années soixante-septante, les projets d'autoroutes urbaines ont failli tuer Bruxelles qui a été sauvée par ses habitants mobilisés par l'ARAU (Atelier de Recherche et d'Action Urbaines). Depuis la création de la Région en 1989, tout va beaucoup mieux... et les habitants peuvent dormir sur leurs deux oreilles (à condition d'avoir un logement et de ne pas être gênés par le bruit des avions).

        Lors du vernissage, en l'absence du Ministre Président Charles Picqué, un habitant du quartier du Midi a dénoncé les expropriations et le « flux sortant » des habitants du quartier... La ville, en perpétuelle mutation.

     

    Aux Halles Saint-Géry, 10h-18h, tous les jours sauf lundi, jusqu'au 30 mars.

  • Chemins de l'Art en Europe: "le Grand Atelier"

     

    Il ne reste que quelques jours pour voir l'expo « le Grand Atelier » au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles.

    Si c'est possible, il faut lire le guide du visiteur (gratuit, sur papier sans prétention) pour prendre alors le temps de regarder les objets exposés et méditer sur leurs voyages.

    Un fragment du sarcophage de Richaire, premier évêque de Liège (Xème siècle) nous relie directement à la civilisation gréco-romaine. C'est un sarcophage « recyclé » qui avait déjà servi du temps des Romains !

    L'émotion de voir deux vrais dessins de Léonard de Vinci (et non la copie de  la copie comme à la Basilique de Koekelberg) et la démonstration toute mathématique de la perspective dans le traité de Piero della Francesca.

    L'Europe c'est la liberté de circuler... de retrouver un retable brabançon en Suède, et des livres partout.

    Circulez dans cette expo, il y a plein de choses à voir.  Au Palais des Beaux-Arts, ouvert 7 jours/7  de 10h à 18h et le jeudi jusqu'à 21h. Jusqu'au 20 janvier.