• Etterbeek – conseil communal 26 janvier 2015

    •  Encore du mouvement chez Ecolo/Groen : la suppléante Françoise de Halleux à prêté serment. Bienvenue !
    •  C’est parti pour les sanctions administratives en matière de stationnement. (voir Urbi et Fourbi du 24 novembre 2014). Deux chaînons manquants dans la gestion du système ont été votés : l’accord avec le Parquet et la désignation de gardiens de la paix-constatateurs. Bon travail à tout le monde !
    • Le point relatif au règlement d’octroi de subsides à des (micro-)projets pour le Contrat de Quartier Durable a été retiré pour mauvaise rédaction juridique. On fera mieux la prochaine fois.
    •  Le Collège nous informe qu’une étude sur l’évolution des finitions et décors de la Maison Hap doit être réalisée. Proposition est faite de la demander à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA). C’est le meilleur choix possible.
    • Par convention et pour 30.000 € par an, le mobilier publicitaire (les sucettes) de Clear Channel installé dans la commune pourra  y rester. Le mobilier de la marque Decaux (liée à la STIB et le mobilier compensatoire au système « Villo »)  relève de la Région .  On verra plus clair quand la Région réussira son abribus-type… Il est déjà baptisé « l’arlésienne ».

             Les Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) se sont abstenus sur cette convention qui ne démontre pas clairement que le Collège souhaite moins de mobilier urbain publicitaire sur notre territoire.

    •  En l’absence de la Présidente du CPAS, le budget a été brièvement présenté par Laurent Vleminckx. Pour les FDF, conseillers communaux et CPAS, il reste des questions fondamentales sur l’équilibre financier en raison du déficit des maisons de repos et de l’impact de l’arrivée –plus ou moins – prévisible des « exclus » du chômage. Sans compter des mesures fédérales annoncées mais pas encore décidées et difficiles à chiffrer.

              Les Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) s'abstiennent donc sur le budget du CPAS. La chef de groupe   Ecolo/Groen s’abstient aussi – à titre personnel - pour les mêmes raisons.

    • Cathy Mottet, pour le CDH, demande au nouvel échevin  des cultes - Asiz Es-  d’activer la plate-forme interconvictionnelle. Grâce lui sera rendue.

     

    Sourire Une belle nouvelle pour terminer : le Bourgmestre est (jeune) grand-père d’un petit garçon dont il est très fier.

     

     

  • Proust réenchante le monde à Wolubilis

    On a tout dit de Proust, il faut le lire et l'entendre. Voici une de ses musiques qui m'a plu:

    … J’allai me mettre un instant à la fenêtre. Il y eut d’abord un silence, où le sifflet du marchand de tripes et la corne du tramway firent résonner l’air à des octaves différentes comme un accordeur de piano aveugle. Puis peu à peu devinrent distinct les motifs entre-croisés auxquels de nouveaux s’ajoutaient. Il y avait aussi un nouveau sifflet, appel d’un marchand dont je n’ai jamais su ce qu’il vendait, sifflet qui, lui, était exactement pareil à celui d’un tramway, et comme il n’était pas emporté par la vitesse on croyait à un seul tramway , non doué de mouvement, ou en panne, immobilisé, criant à petits intervalles, comme un animal qui meurt. Et, il me semblait que , si jamais je devais quitter ce quartier aristocratique – à moins que ce ne fût pour un tout à fait populaire-  les rues et les boulevards du centre (où la fruiterie, la poissonnerie, etc… stabilisées dans de grandes maisons d’alimentation, rendraient inutiles les cris des marchands, qui n’eussent pas, du reste , réussi à se faire entendre) me sembleraient bien mornes, bien inhabitables, dépouillés, décantés de toutes ces litanies des petits métiers et des ambulantes mangeailles, privés de l’orchestre qui venait me charmer dès le matin.

    (Marcel Proust, A la Recherche du temps perdu –  t.XI la prisonnière, p 169, Gallimard 1947)

    Pour prendre le goût de Proust, rien de tel que d'entendre et de voir Raphaël ENTHOVEN. Il sera à Wolubilis le 28 janvier. Moi aussi.

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  • Une fable pour commencer l'année

     En ce début 2015, je vous invite à cette folle lecture:

     La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.

    Tous les invités y allèrent.

    Après le café la Folie proposa :

    - On joue à cache-cache ?
    - Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
    - Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter… je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

    Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.

    - 1, 2, 3… La Folie commença à compter.

    L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.

    La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.

    La Joie courut au milieu du jardin.

    La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.

    L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

    La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

    Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

    - CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...

    La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.

    En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

    Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...

    Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :

    Où est l'Amour ?

    Personne ne l'avait vu.

    La Folie commença à le chercher.Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers.

    Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

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    Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,

    lorsque soudain elle entendit un cri : C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un œil.

    La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.

    L'Amour accepta les excuses.

    Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours...

     

    (Auteur inconnu, inspiré d'une fable de la Fontaine, lui-même inspiré par Louise Labé)