• MAELBEEK

        Les attentats du 22 mars dernier ont inscrit le Maelbeek dans l’histoire de l’Europe. Chacun sait que c’est le nom d’une station  de métro bruxellois ou une trentaine de personnes ont trouvé la mort. Peut – être quelqu’un que vous connaissez, peut-être un(e)  habitant(e) d’Etterbeek ?  Notre première pensée va vers ces victimes, leurs familles, leurs amis.

       Maelbeek est le nom d’un ruisseau prenant source à l’Abbaye de la Cambre où il forme des bassins piscicoles, alimente des moulins,  creuse les étangs d’Ixelles et passe sous la place Flagey, flâne chaussée d’Etterbeek vers la place Jourdan, empli l’étang du Parc Léopold, puis ceux des squares Ambiorix et Marie-Louise.

      La création du canal de Willebroeck (inauguré en 1561, il relie Bruxelles et Anvers) entraîne une réorganisation du système hydraulique bruxellois. A la fin du 16ème s. le Maelbeek alimente une machine qui monte l’eau vers le palais de Coudenberg et ses jardins.

      Depuis 1897, largement enfermé, le Maelbeek est devenu un système de collecteur qui évite les inondations.

      En effet, le bassin du Maelbeek est caractérisé par de fortes pentes (comme la rue Belliard !) qui provoquent des crues mémorables.

     

      Aujourd’hui, la vallée du Maelbeek est une vallée de larmes.

      Nous pleurons debout.

     

     

    NB. Prévu avant les attentats. L’asbl « la Fonderie » organise un parcours piéton commenté « A la recherche du Maelbeek perdu » les dimanche 10 avril et 30 octobre. Info : www.lafonderie.be ou tel 02 410 99 50

  • Etterbeek – conseil communal - frites, abeilles et parking en tout genre.

      - L’ordre du jour du Conseil du 14 mars montre l’avancement rapide du projet de construction d’une nouvelle friterie place Jourdan.

      Le célèbre kiosque, encore fréquenté récemment  par Madame Angela Merkel, est en effet une propriété de la Régie Foncière de la commune d’Etterbeek. De belle architecture mais la « cuisine » date un peu… et le locataire (au loyer de 27.000€/an) souhaite faire  moderniser voire agrandir, se mettre aux multiples normes…. Puisque la place Jourdan va faire peau neuve (grâce au programme fédéral Beliris) autant refaire le kiosque…au frais de la commune. Ainsi en a décidé le Collège des bourgmestre et échevins. 

    Premier pas : une mission d’étude de performance énergétique (PEB, obligatoire) estimée à 1.725 € tvac. Deuxième pas : mission de coordination du chantier estimée à 1.939€ tvac, Troisième pas : mission complète pour l’étude des techniques spéciales estimée à 25.410€ tvac. D’autres pas, plus coûteux, devraient suivre : démolition (environ 20.000€), construction, achat et installations culinaires (estimation ?)

    Le budget de la Régie prévoit une possibilité d’emprunter 377.000€. Cela fait quelques frites, mais on espère des subsides…

     -  Les trois ruchers sur le toit de la maison communale nécessitent une gestion complexe. La convention (5 pages et 14 articles) de mise à disposition du toit pour les apiculteurs est à nouveau modifiée. Passons les détails, mais remarquons le fait que des cartes individuelles de parking sont nécessaires… Pas pour les abeilles, nous voila rassurés.

     

      - En vue des grands travaux de la démolition-reconstruction de la crèche Aimé Dupont, du centre de santé  et d’un pavillon passif pour les maternelles du Paradis, la commune va louer 74 conteneurs de  minimum 28 m2 pour abriter ce petit monde le temps des travaux(durée indéfinie…). Les conteneurs doivent être installés dans le parc jouxtant l’école « Paradis des enfants » avant le 16 août 2016.  Montant estimé : 2,500.000 € tvac

    Le marché pour la conception du  pavillon passif pour les maternelles  du Paradis des Enfants a été attribué. Il faut penser à construire maintenant. Montant estimé : 862.000 € tvac (dont 532.000 de subsides). Plus que prévu au budget qui a pourtant déjà été revu à la hausse en février.  Une nouvelle hausse du budget devra donc intervenir en avril… Rien n’est trop cher pour le Paradis.

     - En prévision du budget de 2017, Gisèle Mandaila (DéFI) interpelle le Collège au sujet de l’intégration du « gender budgeting » dans les politiques communales. Autrement dit, comment la commune va-t-elle tenir compte de la situation respective des hommes et des femmes et comment cela va-il se traduire dans le budget ? Vaste programme auquel l’échevine Marie Rose Geuten doit s’atteler comme il est promis dans la déclaration de la majorité.

     

     

     

     

  • 28 avenue de Tervueren - c'est NON à la démolition

    La commission de concertation vient de rendre son avis, longuement motivé... c'est NON.

    Une preuve que la démocratie fonctionne.  Il vaut la peine de lire les affiches rouges  et de réagir en concertation avec le voisinage pour convaincre quand le projet est mauvais.

    Évidemment, le droit de propriété est une réalité et un nouveau projet peut être présenté... mais, les voisins ont fait connaissance , vécu un moment de solidarité et d'urbanité. Nous fêterons certainement un de ces jours la victoire contre l'appétit d'un gain démesuré !

    Merci à tous.

     

     

  • 28 av de Tervueren - le NON est en vue

    Ce 1er mars 2016, la commission de concertation (photo) en matière d’urbanisme à Etterbeek s’est réunie pour la deuxième fois à propos de la demande de démolition du 28 avenue de Tervueren.

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    Comme convenu, elle a donné publiquement connaissance des deux avis complémentaires demandés.

    - Celui de la STIB n’est pas favorable. L’arrêt des transports en commun, impossible à déplacer pour diverses raisons, voit 40 véhicules par heure pendant les heures de pointes.De plus, la piste cyclable est très fréquentée. Le projet de construire un building de 8 étages avec 14 parkings comporte donc des risques d’accidents.

     

    - Celui de la Commission royale des Monuments et des Sites est défavorable : le 28  avenue de Tervueren a un intérêt historique, son aménagement intérieur, son état de conservation en font une œuvre d’art totale. Un témoin de la première urbanisation de l’avenue de Tervueren et de la manière d’habiter de la grande bourgeoise de l’époque.

     

    Ces avis confortent les arguments des nombreux opposants au projet (pétition de1000 signataires). Voir Urbi et Fourbi des 29 décembre 2015 et 19 janvier 2016.

    DéFI Etterbeek attend donc de la commission de concertation un "non" unanime.

    Encore quelques jours de patience afin que l’avis soit rédigé dans les règles de l’art juridique.